A la recherche de Joséphine

Publié le par Mariposa

Hier après-midi, nous avons assisté, ma mère et moi, à l'avant-dernière représentation de la comédie musicale de Jerôme Savary donnée à Louvain-la-Neuve, A la recherche de Joséphine. Difficile de résumer un tel spectacle... les thèmes abordés étant si nombreux, les différents tableaux fantastiques... Toujours est-il qu'emportée par la magie du spectacle et les splendides performances des comédiens et danseurs, nous n'avons pas vu les deux heures filer, étonnées de voir arriver l'entracte Quoi ? Déjà? Et ça, si ce n'est pas le signe que c'était tout simplement super(be) !

Le rideau s'ouvre sur un tableau représentant le village noir à Paris, début du 20ème siècle; ces "expositions" d'hommes, de femmes et d'enfants originaires du Bas-Congo et figurant leur mode de vie. Et puis, flash sur la Revue Nègre et Joséphine Baker...
Ensuite, nous nous trouvons emportés à la Nouvelle Orléans, apèrs le passage de Katrina. Trois personnes dans un canoë, Old Joe, Tom et Cindy et un producteur français à la recherche de sa Joséphine pour remonter la Revue Nègre à Paris. Et à partir de là, sera dressé le tableau, l'histoire des Afro-américains et de la naissance du jazz à travers le flamenco, le blues, la salsa,..., entrecoupé/accompagné des auditions. Une fois cette histoire racontée, Cindy s'envole pour Paris avec ce producteur français pour incarner la nouvelle Jospéhine Baker et c'est son répertoire que nous (re)découvrons.

Comme je ne suis franchement pas douée pour raconter la trame d'un specacle, film ou livre, voilà ce qu'en dit Jérôme Savary : "De tous les spectacles musicaux montés par mon équipe au fil des ans, Joséphine est celui qui me tient le plus à cœur… Car il parle de choses graves et émouvantes : le drame quasi biblique provoqué par l’ouragan Katrina sur la ville de la Nouvelle-Orléans qui, en une semaine, a chassé de la plus grande ville noire des Etats-Unis, la moitié de sa population.
Le destin de ce qu’on appelle curieusement les « Afro-Américains », dont on suivra le cheminement des ancêtres esclaves depuis la forêt africaine jusqu’à la Nouvelle-Orléans, en passant par Haïti et Cuba.
Enfin l’histoire du Jazz et de cette incroyable petite danseuse de dix-sept ans qui révolutionna le Paris des « Années Folles » en dansant nue avec pour seul ornement une ceinture de bananes."

Et voici une vidéo du backstage à Paris pour vous en faire une idée, la seule que j'ai pu trouver qui ne présentait pas exclusivement "Joséphine" (et sinon, en cliquant ici , vous pouvez découvrir des extraits du spectacle sur le site du théatre Jean Vilar).

 

 


Commenter cet article