Du temps qui passe
C'est fou comme la perception du temps est quelque chose de subjectif, d'instable je dirais même.
Parfois, on a l'impression que le temps nous file entre les doigts, que l'on en aura jamais assez pour réaliser les tâches de la journée, de la semaine, les envies d'une année ou d'une vie. Comme ces neuf mois à Logroño, ces trois mois à Madrid. Où, le crédit-temps épuisé, on a l'impression de ne pas en avoir eu assez. C'était long et à la fois si court. Et on en redemande encore.
A d'autres moments, surtout lorsque l'on attend un événement avec impatience, le temps semble s'étirer et les aiguilles de l'horloge faire du sur place. Comme cette dernière semaine. Savoir El Guerrero, loin, en mission, et le temps passait normalement. Le voilà de retour en Espagne, les billets d'avion achetés pour une semaine à Logroño, et j'ai l'impression que cette semaine en fait deux. Ou trois. Qu'elle ne s'achève pas. Et j'ai beau décompter les jours, ils ne passent pas assez vite à mon goût. Patience, patience.
Et puis il y a aussi ces moments où l'on a l'impression que le temps s'est arrêté, qu'il a suspendu son vol. Et puis tout un coup, on se rend compte qu'on est déjà lundi... Comme ces weekends, plus ou moins longs, dans ses bras. L'impression parfois que le temps s'arrêtait. Ou plutôt que je perdais le sens du temps qui passe. Et puis quand la fin du weekend arrive, on se retrouve étonné et un brin désorienté.
Et pour vous, le passage du temps, c'est comment ?
