El domingo, tomando un café *

Publié le par Mariposa

Réveil trop matinal ce dimanche. Vu l'heure à laquelle on s'est couché, 11h c'est carrément difficile. Rendez-vous avec La Profe fixé à 12h30 pour prendre un café...mais finalement le temps d'un petit calin nous a mis en retard sur le planning. Je lui envoie un sms pour la prévenir et pour ne pas nous mettre plus en retard nous sautons le petit dej'.

caféArrivés les premiers, j'ai été plus que pessimiste dans mon sms, nous sommes en retard mais cela reste raisonnable, nous nous installons en attendant La Profe. Un cortado pour lui, un Cola-Cao pour moi.
La Profe arrive, elle commande un café et très vite la discussion s'installe entre deux...alors que je n'ai plus vu La Profe depuis 6 mois, cela fait un an et demi qu'El Guerrero et elle ne se sont plus vus. Hé oui car ils se connaissent tous les deux ! Je ne savais pas qu'ils s'entendaient si bien, et ce fut une bonne surprise.

Après avoir brièvement mis à jour leurs vies, la discussion prit une tournure inattendue et resta fixée sur El Salsero. Je savais qu'El Guerrero avait eu quelques problèmes suite au comportement, à l'attitude de  ce dernier Des propos blessants, une certaine arrogance et jalousie. Mais j'ai découvert beaucoup plus ce matin-là...
Outre l'accord de La Profe et d'El Guerrero sur les travers d'arrogance, de m'as-tu-vu d'El Salsero, j'ai appris deux-trois choses sur son passé familial. Difficile apparemment.
L'inquiétude qu'El Guerrero a pour La Eslovena qui vit une relation amoureuse avec El Salsero depuis presque deux ans et qui a emmenagé avec lui il y a moins de 6 mois. La Eslovena, qu'il a trouvé fort amaigrie la dernière fois que nous l'avons vue. Peut-être un signe du fait qu'il y a quelque chose qui ne va pas.
Perso, c'est vrai que je n'ai rien remarqué. La Eslovena a toujours eu quelques problèmes avec son poids, je crois. Un passé de mannequin qui n'arrange rien, des kilos qu'elle a pris au début de son séjour en Espagne, perdus depuis. L'habitude parfois de ne manger que des fruits comme tout repas, comme en juin quand je suis venue passée quelques jours. Un certain mal du pays, de ses amis et de sa famille aussi.

Ces révélations mettent en lumière des points que je n'avais pas vus, pas compris. Parce que je projetais mon désir, comment je me voyais moi, super feliz à Logroño, à sa place. Je la pensais super heureuse en Espagne et le mois passé j'ai découvert que son pays, ses amis et famille lui manquaient énormément. Il faut dire aussi qu'elle a tout quitté : un appart', un copain, un boulot pour El Salsero pour une situation, du moins professionnelle, un peu moins sûre, un peu moins stable à Logroño.
Et le fait d'apprendre qu'El Salsero est peut-être un élément en plus de soucis pour elle, plutôt qu'un appui et bien, ça m'inquiète un peu. Parce qu'avec tout ce qu'elle a quitté pour cette histoire, faire marche arrière sera super difficile.
J'espère de tout coeur que l'impression qu'en ont La Profe et El Guerrero est plus noire que n'est l'est vraiment la situation. Et je comprends mieux les silences mails de La Eslovena, son coup de gueule en novembre quand je ne l'ai pas avertie de mon weekend avec El Guerrero. Parce que je suis peut-être l'amie la plus proche qu'elle ait en Espagne, du moins une de celles qu'elle n'a pas connue à travers d'El Salsero. Parce qu'on a vécu pas mal de choses ensemble pendant notre Service Volontaire Européen. Parce que, tout comme elle l'est pour moi, je dois être un rappel de tous ces bons moments.

Bref. La discussion s'est donc longuement étirée sur ce sujet, et au final, ça a été la course pour avoir mon bus pour rentrer. De retour à l'appart' vers 15h, El Guerrero m'a préparé un jus de fruits (carottes, tomates, citrons et mandarines), des sandwiches pour le voyage et hop, il était déjà temps de filer à la gare routière.

Un dernier baiser avant de monter dans le bus...jusqu'au prochain weekend.

* Le dimanche, en prenant un café
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