Madrid, le bilan
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Bizarrement, Madrid ne manque pas trop... Mes colocs, le stage, passer sur la Plaza de Sol tous les matins, oui. Mais c'est tout. Ce n'est pas un manque ou une douleur viscérale. Pas comme quand j'ai quitté Logroño fin 2008. Sans doute parce que je n'ai jamais vraiment envisagé d'y faire ma vie. Trop grand, trop de perte de temps. Trop de voitures, sensation d'être ecrasée parfois. Par tout ce mouvement. Humain et automobile. Et donc, tout ça ne manque pas...
Par contre, dormir, seule, dans un lit deux personnes. Dur dur après ça de retrouver son petit lit...
Ne me manque pas le champignon du mur de ma chambre et ses conséquences sur ma santé ou encore les cafards, sortis de leur trou avec le retour du printemps.
Me manque l'incroyable lumière de l'appart', super ensoleillé l'aprem' et la vue sur la Gran Vía depuis la terrasse.
Ne me manque pas le slalom entre les touristes et badauds sur la Plaza de Sol vers 14h et dans toute la zone centre entre 20h et 21h30... Me agobiaba.
Me manque...mes colocs. La zenitude et les abrazos d'El Budista. Les piques d'El Artistaet ses extravagances. Les petites taquineries du Brésilien. Le calme olympien de La Austriaca...même à deux doigts de faire flamber l'appart.
Ne me manque pas le bruit d'un appart' situé en plein centre.
Me manque la liberté et la possibilité de me déplacer comme bon me semble à pied ou en métro. Impossible ici, dans un rayon de vingt minutes à pied, il n'y a rien de divertissant.
Ne me manque pas les supermarchés riquiqui, où je ne trouve pas toujours les produits auxquels je suis habituée.
Me manque les virées Mojito improvisées, les soirées Couchsurfing, la saison de DVD du dimanche, les soirées passées dans le salon à discuter, le bureau et le travail à ACSUR...
Bref, je survivrai, sans trop de mal, à ce départ !